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Appel urgent à la justice internationale et à tous les juristes du monde afin qu'ils interviennent immédiatement pour que justice soit rendue aux femmes marocaines esclaves des fermes agricoles espagn

 
Appel urgent à la justice internationale et à tous les juristes du monde afin qu'ils interviennent immédiatement pour que justice soit rendue aux femmes marocaines esclaves des fermes agricoles espagnoles

Une association aux agissements douteux, avec la complicité du soit disant Bureau National Marocain pour la Promotion de l'Emploi, ont signé le 15 Janvier 2008, un accord avec des instances espagnoles qui consiste à attirer des milliers de femmes marocaines afin de les faire travailler dans les fermes espagnoles. Curieusement, ces femmes, toutes amazighes (berbères) de la région du Moyen Atlas,  ont été divisées en groupes vari entre 200 et 300 femmes surtout dans la région de Mguer, Province de Heulva dans le sud de l'Espagne afin de cueillir les fraises. Les critères de sélection rappellent les temps de la servitude et de l'esclavage, corps sveltes et forts afin qu'elles puissent travailler pendant des heures courbées sur leurs genoux. Ces femmes qui ne savent ni lire ni écrire, pour qu'elles ne s'enfuient pas à leur arrivée en Espagne, ont vu  leurs passeports, leurs contrats de travail qui  a été singée sur un accord de travailler a l Espagne une période  de trois mois minimale, ni rien sur leurs assurance confisqués par leurs patrons, ce qui est contraire aux droits humains et aux législations internationales du travail. Par conséquent, ces femmes restent dans une situation précaire, ne savent pas sur quelles bases elles ont étés déplacées du Maroc en Espagne et réparties sur les fermes agricoles. D'autre part, elles sont hautement surveillées, menacées même, intimidées. Elles sont aussi conseillées de ne pas recourir à la police sous peine d'être licenciées. Tout cela accentue leur peur, la confusion après la signature de contrats de travail dont elles ne connaissent rien. Elles   savent seulement qu'elles vont travailler de trois à six mois, à partir du 15 – 01- 2008, jusqu'au 10 -07 – 2008. Elles ont été rassemblées dans des dortoirs insalubres, les unes au-dessus des autres, comme du bétail. Elles vivent dans des conditions très dures, dignes du début de l'ère chrétienne, car elles sont privées de salles de bain, de toilettes, de toutes les conditions sanitaires. Comme au temps des cavernes, elles utilisent le bois pour faire cuir leur nourriture et chauffer l'eau pour laver la sueur et la saleté d'un labeur qui dure chaque jour, y compris les samedis et dimanches, de six heures du matin à quatre heures de l'après midi. Tous ces travaux forcés pour 30 (trente) euros !! Plus grave encore, les patrons leur font payer le loyer même si leur habitation ne diffère en rien de celles des bêtes. D'autre part, elles se nourrissent de ce qu'elles ont rapporté du Maroc car on leur a conseillé d'apporter des légumes secs afin de les cantonner dans les fermes et les couper ainsi du monde. Ce sont des conditions d'esclavage au 21e siècle, dans un continent qui s'appelle l'Europe et qui se targue d'être « civilisée » ! Ces femmes, analphabètes, ne savent même pas utiliser l'euro ou le téléphone portable quand le réseau existe car elles travaillent loin des endroits à réseaux. Elles doivent marcher a pied plus de dix kilomètres pour trouver une téléboutique afin de parler avec leur famille. Mais le plus abject de tout, c'est les contraintes physiques et morales et le rythme de travail que leur impose le patron : elles doivent travailler les épaules nues, avec des habits légers et même transparents ; elles doivent courir le long de la ferme après la voiture du patron afin qu'il leur montre chacune leur place au début de chaque allée de fraises . Ce rythme infernal, le patron le justifie par « le temps c'est de l'or », et tant pis pour les droits des travailleuses qui doivent remplir chacune au moins quarante corbeilles de fraises si elle ne veulent pas être renvoyées sur le champ.

            Malgré tout cela, le crime le plus grave, demeure le fait que ces travailleuses ne jouissent ni de sécurité sociale, ni d'assurance en plus du fait que le patron ne paie pas ses impôts. De plus, le patron ne reconnaît que quinze jours de travail même quand elles ont travaillé plus d'un mois ! Car en réalité, le patron utilise une clause contenue dans les accords signés avec les parties marocaines qui stipule que le patron a le droit de renvoyer toute travailleuse qui n'a pas donné satisfaction dans les premiers quinze jours ! Ainsi, en ne déclarant pas que les travailleuses ont dépassé quinze jours de travail, il se met tout le temps dans son droit de renvoyer qui bon lui semble comme si toutes les travailleuses étaient à leur première quinzaine d'essai ! Autrement, il serait tenu d'honorer et de payer pour toute la période du contrat. Pour contourner la loi et ne pas tenir ses engagements, il falsifie les déclarations, exploitant en cela honteusement l'analphabétisme de ces femmes esclaves du 21 siècle sur une terre européenne. Ainsi, beaucoup de ces femmes ont été renvoyées sans pitié. Les unes dans les six jours, les autres après plus d'un mois de travail, faisant fi et de la législation du travail et des clauses du contrat de travail signé. Parmi ces femmes renvoyées, les unes sont retournées au Maroc dans des conditions très difficiles, après avoir fait la dure expérience du stress, de la peur, de la terreur exercée sur elles par les criminels- y compris les marocains versés dans la délinquance- de tous bords qui les pillent, les menacent de viol. Pourtant, ces femmes sont de braves femmes  innocentes, que la misère, le veuvage, la marginalisation, l'exclusion ont poussé sur le chemin de l'exil, quittant leurs enfants et leurs maris dans un déchirement insupportable,   bravant la peur et les aléas de l'étranger et ses inconnues, malgré leurs analphabétisme, afin justement de gagner dignement leur vie et subvenir aux besoins de leurs proches à la sueur de leurs travail, et par refus de l'argent facile, celui de la prostitution et autres métiers dégradants ou interdits. Ces braves femmes en particulier, comme les marocains partis à l'étranger pour chercher du travail en général, sont victimes de la politique pourrie suivie par les responsables marocains et à leurs tête le dictateur Mohamed VI. Ces femmes qui croyaient arriver au paradis, pouvoir rembourser leurs dettes ont vite déchanté avec trente euro  la journée ! Certaines d'entre elles, renvoyées dans les premiers jours, sans argent, ne parlant que la langue amazighe ou le dialectal marocain, ont erré dans la région sans aide aucune, sans pitié de la part de personne. Devant cette situation inhumaine, et en accord avec ma conscience, j'ai décidé d'agir suivant mes possibilités linguistiques et matérielles. Ainsi, après avoir appelé leurs patron de Belgique sous le numéro :0034677733581 nommée , CL Juan R. Jimenez 39  , 21800 Moguer Huelva, sans résultat, j'ai appelé la police de la région au no 0034959370010, puis le Ministère du travail au numéro : 0034913630000, puis j'ai contacté le Centre de protection des femmes au no 0034917001910 et d'autres parties encore comme les no 0034942235664 et 00342235756 afin que chacun prenne ses responsabilités dans ce qui se passe et afin de leur demander de protéger ces femmes. Cependant, le racisme linguistique a empêché ces responsables de discuter avec moi en français, ce qui a constitué une entrave à mon intervention et m'a obligé à envoyer une lettre urgente au Bureau des avocats spécialisés dans les affaires de travail et de l'emploi. N'ayant pas  reçu de réponse, j'ai entrepris un voyage discret le 23 juin 2008 de peur des services secret du dictateur qui ont commis des meurtres, des kidnappings, dans tous les Etats européens, et surtout en Espagne . Après un séjour d'une semaine sur place, je suis revenu avec une grande blessure, une grande   tristesse à cause de la clochardisation de ces femmes sur la terre espagnole. Je suis revenu avec la rage au cœur à cause de l'incapacité de la presse marocaine à dénoncer ce crime contre l'humanité sur la terre européenne, soit parce que c'est une presse partisane soumise au dictat des partis, soit parce qu'elle est corrompue par les cinq milliards de l'argent du peuple que le dictateur a distribué à la presse sous prétexte de l'aider mais en fait afin de la faire taire et casser toute plume libre. Ainsi, chacun essaie d'avoir sa part de ce trésor du peuple, n'importe comment, au détriment de tout principe, de tout sang versé… afin que le roi dictateur puisse continuer à régner et à jouir, ainsi que toute sa suite, à l'intérieur comme à l'extérieur, de tous les fastes du pouvoir. C'est cette blessure qui m'a sincèrement poussé à rédiger cet appel urgent à l'intention de tous les juristes et militants marocains résidants en Europe en Général, en Espagne en particulier, afin qu'ils interviennent pour que soit dénoncée ce crime contre l'humanité en général, et contre la femme en particulier ; mais aussi afin que le Gouvernement Espagnol et l'Union Européenne interviennent pour que ces femmes qui vivent encore ce calvaire de l'esclavage soient protégées et leurs droits respectés.  Il faut faire pression sur le Gouvernement Espagnol afin qu'une enquête soit diligentée pour faire toute la lumière sur cette affaire, et afin que toutes ces femmes licenciées, abusées et humiliées soient indemnisées conformément aux accords passés et non respectés par les patrons rapaces et inhumains. D'autre part, il faut demander que des cartes de séjour soient octroyées à ces victimes d'esclavage comme le stipule une loi européenne qui va dire : « Quiconque a été victime d'esclavage est en droit de jouir de documents de résidence dans le pays où il a été victime de ce traitement ». Tout cela ne sera possible que grâce aux défenseurs des droits de l'homme qui devront déposer d'urgence une plainte pour crime contre l'humanité auprès des autorités compétentes afin qu'une enquête judiciaire et politiques indépendantes soient ordonnées, et afin d'établir les responsabilités et punir tous ceux qui ont trompé de près ou de loin dans cette opération honteuse et d'un autre âge. Il serait opportun de s'adresser de préférence à l'Union Européenne, à la Cour Européenne des Droits de l'homme à Strasbourg, et pourquoi pas à la Cour Internationale de Justice a la Holland. C'est ce que j'attends avec impatience de tous les militants et hommes libres épris de justice et d'équité, surtout ceux qui se trouvent en Europe et qui sont des citoyens européens quoique de second degré. Nous devons malgré tout faire de cette affaire un test afin de voir si les droits de l'hommes dont se targue l'Union Européenne, concernent tous les humains dans leur globalité, ou si ces droits concernent uniquement les citoyens européens de première catégorie, autrement dit les européens de souche.

            Que faut-il faire pour que justice soit rendue à ces femmes que la dictature marocaine non seulement a exclu de l'école, de la santé, du logement, du travail , mais en plus a envoyé en esclavage en Espagne précisément, un Etat membre de l'Union Européenne? Où se situent les limites de l'humanité afin qu'on puisse la défendre avec énergie? C'est ce que nous allons savoir de l'attitude et de l'action de toutes les parties concernées par cette atteinte flagrante aux droits de ces femmes victimes de la pire exploitation à un moment où tout le monde parle des droits humains, de l'humanité. Ceux des responsables qui ont reçu ces appels et qui sont restés silencieux, ne donnent-ils pas raisons aux intégristes de Ben Laden quand ils clament que : «  les juifs et les chrétiens ne connaissent qu'eux-mêmes, et pour eux, les animaux sont meilleurs que les autres hommes » !

            En attendant une  réaction humanitaire afin qu' ont puissent mettre l'affaire entre les mains de l'avocat français bien connu  Maître Jacques Vergès, je souhaite que tous les militants sincères où qu'ils se trouvent travaillent à rompre le mur du silence qui entoure ce crime contre l'humanité, et pour que justice soit faite pour ces femmes.

                                  

Ali lahrouchi

alilahrouchi@hotmail.com

                                  

 
 

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