Dans la soirée du 27 juin dernier, dans l’enceinte d’un établissement scolaire dans le quartier Saint Joseph de Bastia, a eu lieu une rencontre à l’initiative d’Inseme per Bastia ; une rencontre Corso-Berbère. Une rencontre culturelle, une rencontre musicale, mais également une rencontre également de débats. Car l’Histoire des Amazighs, est comme l’Histoire de A cette occasion, dans le cadre de son programme socio-culturel, l’Association Culturelle Corso-Berbère co-organisatrice de la soirée, avait fait appel à des chanteurs Amazighs (Berbères) qui se sont déplacés gracieusement de Belgique et de Catalogne, qui au travers de l’Europe chantent le mal du pays, leur éloignement, leur attachement… qui chantent « le mal » de leur pays, de leurs régions qui souffrent comme les mères, de l’abandon (même provisoire) de leur mari, de leur enfant partis gagner leurs vies à l’étranger AFDJAH « le Paysan » tient à sa terre, il tient à ses traditions, il les colporte au travers d’une musique douce et sensible qui perce les âmes les plus dures. Faites de quêtes, d’errances, d’amour, ses chansons veulent graver l’histoire des Amazighs dans le cœur des hommes. Chanteur militant, engagé, toujours hautement fier de ses origines, de son passé et de ses paroles, Afdjah chante l’attachement à son identité et à sa culture Amazigh. Le Trio FATOUM est venu de Bruxelles, FATOUM compose aussi bien en Tamazight (sa langue maternelle) qu’en français. Elle est un exemple pour la nouvelle génération puisqu’étant arrivée à l’âge de 5 ans elle a su concilier des études en langue française des études de musique et sa langue maternelle. Elle est aussi un exemple par son audace à porter à travers le monde, sa guitare dans le dos, la parole du Rif. Sa voix est claire, ces chansons parlent d’amour, des gens de la terre, de l’exil, de la condition féminine ( Ourar ino ; Lalla Tamurt ; Rhani ; Ssendu… Son chant nomade nous a invité au voyage entre son Rif d’origine et sa terre d’adoption, AYAWEN qui quant à lui n’est plus à présenter, est arrivé de Barcelone, Il chante lui aussi l’Amour, Il a participé à des concerts aux Pays Bas, en Espagne, en Belgique, en Allemagne… Là où se trouve la communauté Amazigh, AYAWEN est toujours présent avec sa guitare et ses chansons ! Les chants de Patrizia Gattacecca, de Soledone, les accords de guitare de Joseph Turchini, les percussions de Ayawen se sont élevés dans la nuit et paroles et sonorités se sont mélés. Une soirée qui a fini en apothéose avec une berceuse corse chantée par Fatoum et les voix et sonorités entremêlées de tous les participants pour se terminer en chorale amazigho-corse avec la célèbre berceuse d’Idir « A vava inu va » que toute l’assistance a repris en chœur avant d’entonner l’hymne corse Salve Regina. Les drapeaux corses et berbères flottaient au vent de ce samedi soir, et la cour de l’école Campanari a été revêtue, l’espace d’une soirée, d’un tissu de fraternité multiculturel http://ageddim.jeeran.com/archive/2009/6/894186.html
الجمعة, 03 يوليو, 2009
Une nouvelle fois preuve est faite que la musique peut être le ciment des cœurs de la méditerranée.
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